Ils viennent m'emmerder, à dire que je me laisse vivre, parce qu'ils mettent la barre plus haute avec moi. Irez-vous vous faire foutre, si je me met au travail ? Je cherche le problème partout, et quand il n'y en a pas, je fais une montagne de mélodrame avec ce que je trouve. Si je continue comme ça, dans moins de dix ans je serai ulcéré et incurable, avec le stress d'un trader en bourse. Je finirai pilote de ligne, ou bien même secrétaire général de l'ONU en plein conflit israelo-palestinien, un de ces métiers qui te provoque des crises d'angoisse rien qu'à l'idée d'aller y bosser. J'ai beau me lamenter, mais étant donné que je ne suis bon que sous la pression, je sais que dans la logique des choses, c'est un métier stressant qui me tombera dessus. Je cherche trop loin, et à force de me préoccuper de mes futures études ces derniers temps, j'en deviens tellement influençable, qu'on pourrait me faire faire n'importe quoi. On est arrivés au stade où regarder Grey's Anatomy et Nip/Tuck me donne envie d'être médecin à tout prix. Si je regardais le 13 Heures de Jean-Pierre Pernault, je serais transformé en pêcheur dans la Drôme.
Et du coup, je passe en revue toutes les possibilités de métier et change d'avis toutes les deux semaines. Je suis passé par toutes les idées, mais je peux au moins m'accorder une chose: malgré mon inconstance, j'avance en pragmatisme au fur et à mesure que je réfléchis. Je vais peut-être finir par trouver le métier parfait. En attendant, si je continue sur ma lancée, dans deux mois, je suis bon pour publier un répertoire des métiers, toutes branches confondues. J'espère au moins qu'on ressent un peu la prise de tête.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire